Jaques Derrida
Ellipse


J.Derrida, 1967

Source: Derrida, J. La structure, le signe et le jeu dans le discours des sciences humaines// Derrida J. Ecriture et la Differance. Paris: "Seul", 1967. P.: 409-429.(Chapter X)

OCR & Spellcheck: SK, Aerius (ae-lib.org.ua), 2004


 

A GABRIEL BOUNOURE

Ici ou là, nous avons discerné L'écriture : ujr partage-sans symétrie dessinait d'un côté la clôture du livre, de l'autre l'ouverture du texte. D'un côté l'encyclopédie théologique et-sur son modèle, le livre de l'homme. De l'autre, un tissu de traces .marquant la disparition d'un Dieu excédé ou d'ufl homme effacé. La question de l'écriture ne pouvait s'ouvrir qu'à.livre fermé. L'errance joyeuse du graphein alors était sans retour. L'auverture au texte était l'aventure, .la dépense-sans réserve.

Et pourtant ne savions-nous pas que la clôture du livre n'était pas une limite parmi d'autres? Que c'est seulement dans le livre, y revenant sans cesse, y puisant toutes nos ressources; qu'il nous faudrait indéfiniment désigner l'écriture d'outre-livre ?

Se donne alors à penser le Retour au livre *. Sous ce titre, Edmond Jabès nous dit d'abord ce que c'est qu' abandonner le livre . Si la clôture n'est pas la fin, nous avons beau protester ou déconstruire,

Dieu succède à Dieu et le Uvre au Uvre.

Mais dans le mouvement de cette succession, l'écriture veille, entre Dieu et Dieu, le Livre et le Livre. Et s'il se fait depuis cette veille et depuis l'outre-clôture, le retour au livre ne nous y renferme pas. Il est un moment de l'errance, il répète l'époque du livre, sa totalité de suspension entre deux écritures, son retrait et ce qui se réserve en lui. Il revient vers

Un livre qui est l'entretoile du risque ...

... Ma vie, depuis le livre, aura donc été une veillée d'écriture dans l'intervalle des limites... [429]

i. Ainsi s'intitule le troisième volume du Uvre les questions (1965). Le second volume, le Uvre de Yukel, parut en 1964. Cf. supra, Edmond Jabh et la question du Uvre.

La répétition né Réédite pas le livre, elle en décrit l'origine 'depuis une écriture qui ne lui appartient pas encore où né ïtii appartient plus, qui feint, le répétant, de se laisser comprendre en lui. Loin de se laisser opprimer ou envelopper dans le volume, cette répétition est la première écriture. Écriture d'origine, écriture retraçant l'origine, traquant les signés .de sa disparition, écriture éperdue d'origine'- :

Écrire, c'est avoir la passion de l'origine .

Mais ce qui l'affecte ainsi, on le sait maintenant, ce n'est pas l'origine mais ce qui en tient lieu; ce n'est pas davantage le contraire de l'origine. Ce n'est pas l'absence au lieu de k présence nuis une trace qui remplace une présence qui n'a jamais été présente, une origine par''laquelle rien n'a commencé. Or le livre a vécu de ce leurre; d'avoir donné à croire que k passion, étant originellement passionnée par quelque chose, pouvait à k fin être apaisée par son retour. Leurre de l'origine, de k fin, de k ligne, de k boucle, du volume, du centre.

Comme dans le premier Livre des questions, des rabbins imaginaires se répondent, dans le.Chant sur la Soucie

La ligne est le leurre

%eb Sêab

L'une de mes grandes angoisses, disait TLeb Aghim, fat de v.oir, sans que je puisse l'arrêter, ma vie s'arrondir pour former une-boucle.

Dès lors que le cercle tourne, que le volume s'enroule sur lui-même, que le livre se répète, son identité à soi accueille une imperceptible différence qui nous permet de sortir efficacement, rigoureusement, c'est-à-dire discrètement, de k clôture. En redoublant k clôture du livre, on k dédouble. Onlui échappe alors furtivement, entre deux passages par le même livre, par k même ligne, selon k même boucle, Veillée d'écriture dans l'intervalle des limites . Cette sortie hors de l'identique dans le même reste très légère, elle ne pèse rien êÙe-môme, elle pense et pèse le livre comme tel. Le retour au livre alors est l'abandon du livre,.. il' s'est glissé entre Dieu et Dieu, le Livre et le Livre, dans l'espace neutre de la succes-sion, dans le suspens de l'intervalle. Le retour alors ne reprend pas possession. Il ne se réapproprie pas l'origine. Celle-ci n'est [430] plus en elle-même. L'écriture, passiqfi de l'origine, tek doit s'entendre aussi par k voie du génitif subjectif! C'est l'origirte elle-même qui est passionnée, passive et passée d'être écrite..-vCe qui' veut dire inscrite. L'inscription de l'origine, c'est sans doute son être-écrit maïs c'est aussi son être-4nscrit dans.un système-dont elle n'est qu'un lieu et une fonction.

Ainsi entendu, le retour au livre est d'essence elliptique. Quelque chose d'invisible manque dans k grammaire de cette répétition. Comme ce manque est invisible et indéterminable, comme il' redouble et consacre parfaitement le livre, repasse par. tous, les points de son circuit, rien n'a bougé. Et pourtant tout le-sens est altéré par ce manque. Répétée, k même ligne n'est plus^tout à fait k même, k boucle n'a plus tout à fait le même centre, l'erigne a joué. Quelque chose manque pour que le cejcle soit parfait. Mais dans l'EMeu^ç, par le simple redoublement du chemin, k sollicitation de k clôture, k brisure.ide k ligne, Te livre s'esfc.kissé penser comme tel.

EtYukeldit:

Le cercle est reconnu. Brises^ la courbe. Le chemin double le chemin.

Le livre consacre le livre.

Le retour au livre annoncerait ici k forme" de l'éternel'retour.. Le retour du même ne s'altère - mais il le fait absolument -- que de revenir au même. La pure répétition, ne changeât-elle ni une chose ni un signe,, porte puissance illimitée de perversion et de subversion.

Cette répétition est.écriture parce que ce- qui .disparaît en elle, c'est l'identité à soi de l'origine, k présence à soi de k parole soi-disant vive. C'est le centre. Le leurre dont a vécu le premier livre, le livre mythique, k veille de toute répétition, c'est que le centre fût à l'abri du jeu : irrempkçable, soustrait à k métaphore et à k métonymie, sorte de prénom invariable qu'on pouvait invoquer mais non répéter. Le centre du premier livre n'aurait pas dû pouvoir être répété dans sa propre représentation. Dès lors qu'il se prête Une fois à une telle représentation - c'est-à-dire dès qu'il est écrit -, quand on peut lire un livre dans le livre, une origine dans l'origine, un centre dans le centre, c'est l'abîme, le sans-fond du redoublement infini. L'autre est dans le même, [43l]

L''Ailleurs en dedans... Le centre est le puits...

Où est le centre ? hurlait Reb Madies. L'eau répudiée permet au faucon de poursuivre sa proie.

Le centre est, peut-être, le déplacement de la question.

Point de centre oà le cercle est impossible.

Puisse ma mort venir de moi, disait Reb Be&ri.

Je serais, à la fois, la servitude da cerne et la césure.

Dès qu'un signe surgit, il commence par se répéter. Sans cela, il ne serait pas.signe, il ne serait pas ce qu'il est, c'est-à-dire cette non-identité à soi qui renvoie régulièrement au même. C'est-à-dire à un autre signe qui lui-même naîtra de se diviser. Le graphème, à se répéter ainsi,.n'a donc ni lieu ni centre naturels. Mais les a-t-il jamais perdus? Son excentricité est-elle un décentrement? Ne peut-on affirmer l'irréférence au centre au lieu de pleurer l'absence du centie? Pourquoi ferait-on son deuil du centre? Le centre, l'absence de jeu et de différence, n'est-ce pas un autre nom de la mort? Celle qui'rassure, apaise mais de son trou angoisse aussi et met en jeu?

Le passage par l'excentricité négative est sans doute nécessaire; mais seulement liminaire.

Le centre est 'le seuil.

Reb Namatt disait : Dieu est le Centre; c'est pourquoi des esprits forts ont proclamé, qu'il n'existait pas, car si le centre d'une pomme ou de l'étoile est le cœur de l'astre ou du fruit quel est le vrai milieu du verger et de la nuit?

Et Yukeldit: Le centre est l'échec... Où est le centre ? - Sous la cendre. Reb Selab

<c "Le centre est le deuil.

De même qu'il y a une théologie négative, il y a une athéologie [432] .négative. Complice, elle dit encore l'absence de centre quand jl faudrait déjà affirmer le jeu. Mais le désir du centre n'est-il pas, comme fonction du jeu lui-même, l'indestructible? Et dans la répétition ou le retour du jeu, comment le fantôme du centre ne nous appellerait-il pas ? C'est ici qu'entre l'écriture comme décentrement et l'écriture comme affirmation du jeu, l'hésitation est infinie. Elle appartient au jeu-et le lie à la mort. Elle se produit dans'un qui sait? sans sujet et sans savoir.

Le dernier obstacle,.l'ultime borne',est,''qui sait? le centre.

Alors, tout viendrait a nous du bout de la nuit, de l'enfance.

Si le centre est bien le déplacement de la question , c'est qu'on a toujours surnommé l'innommable puits sans fond dont il était lui-même le signe; signe du trou que le livre a voulu combler. Le centre était le nom d'un trou; et le nom de l'homme, comme celui de Dieu', dit ' la force de ce qui s'est érigé pour y faire œuvre en forme de livre. Le volump, le rouleau de parchemin devaient s'introduire dans le trou dangereux, pénétrer furtivement dans l'habitation menaçante, par un mouvement animal, vif, silencieux, lisse, brillant, glissant, à la manière d'un serpent ou d'un poisson. Tel est le désir inquiet du livre. Tenace aussi et parasitaire, aimant' et aspirant par mille bouches qui laissent mille empreintes sur notre peau, monstre marin, polype.

Ridicule, cette position sur le ve_ntre. Tu rampes. Tu fores le mur à sa base. Tu espères t'échapper, com.me an rat. Pareil à l'ombre, au matin, sur la route.

Et cette volonté de rester debout, malgré la fatigue et la faim ?

Un trou, ce n'était qu'un trou,

la chance du livre.

(Un trou-pieuvre, ton œuvre ?

La pieuvre fut pendue au plafond et ses tentacules se mirent à

étinceler.)

Ce n'était qu'un trou

dans le mur,

si étroit que tu n'as jamais

pu t'y introduire

pour fuir.

Méfiez-vous des 'demeures. Elles ne sont pas toujours hospitalières. [433]

Étrange sérénité d'un tel retour. Désespérée par la répétition et joyeuse pourtant d'affirmer l'abîme, d'habiter le labyrinthe en poète, d'écrire le trou, la chance du livre dans lequel on ne peut que s'enfoncer, qu'on doit garder en le détruisant. Affirmation dansante et cruelle d'une économie désespérée. La demeure est inhospitalière de séduire, comme le livre, dans un labyrinthe. Le labyrinthe est ici un abîme : on s'enfonce dans l'horizontalité d'une pure surface, se représentant elle-même de détour en détour.

Le livre est le labyrinthe. Tu crois en sortir, tu t'y enfonces. Tti n'as aucune chance de te sauver. Il te faut détruire l'ouvrage. Ta ne peux t'y résoudre. Je note la lente, mais sûre montée de ton angoisse. Mur après mur. Au bout qui t'attend? -- Personne... Ton nom s'est replié sur soi-même, comme la main sur l'arme blanche.

Dans la sérénité de ce troisième volume, Je Livre des questions est alors accompli. Comme il devait l'être, en restant ouvert, en disant la non-clôture, à la fois infiniment ouvert et se réfléchissant infiniment sur lui-même,. un,ail dans l'ail v, commentaire accompagnant à l'infini le livre du livre exclu et réclamé , livre sans cesse entamé et repris depuis un lieu qui n'est ni dans le livre ni hors du livre, se disant comme l'ouverture même qui est reflet sans issue, renvoi, retour et détour du labyrinthe. Celui-ci est un chemin qui enferme en soi les sorties hors de soi, qui comprend ses propres issues, qui ouvre lui-même ses portés, c'est-à-dire, les ouvrant sur lui-même, se clôt de penser sa propre ouverture.

Cette contradiction est pensée comme telle dans le troisième livre des questions. C'est pourquoi la triplicité est son chiffre et la clé de sa sérénité. De sa composition aussi : Le troisième livre dit,

Je suis, le premier Uvre dans le second

Et Yukeldit: Trois questions ont séduit le livre et trois questions l'achèveront.,

Ce qui finit, trois fois commence. Le livre est trois. Le monde est trois Et Dieu, pour l'homme, les trois réponses.

Trois : non parce que l'équivoque, la duplicité du tout et rien, de la présence absente, du soleil noir, de la boucle ouverte, du centre dérobé, du retour elliptique, serait enfin résumée dans quelque dialectique, apaisée dans quelque terme conciliant. Le .pas et le pacte dont parle Yukel à Minuit ou la troisième question sont un autre nom de la mort affirmée depuis L'aube ou la première question et Midi ou la seconde question.

Et Yukel dit :

Le livre m'a conduit,

de l'aube au crépuscule,

de la mort à la mort,

avec ton ombre, Sarab,

dans le nombre, Yukel,

au bout de mes questions,

au pied des trois questions...

La mort est à l'aube parce que tout a commencé par la répétition.- Dès lors que le centre ou l'origine ont commencé par se répéter,,par se redoubler, le double ne.s'ajoutait pas seulement au simple. Il le divisait et le suppléait. Il y avait aussitôt une double origine plus sa répétition. Trois est le premier chiffre de la répétition. Le dernier aussi car l'abîme de la représentation reste toujours dominé par son rythme, à l'infini. L'infini n'est sans doute ni un, ni nul, ni innombrable. Il est d'essence ternaire. Le deux, comme le deuxième Livre, des questions (le livre de Yukel), comme Yukelj reste la jointure indispensable et inutile du livre, le médiateur sacrifié sans lequel la triplicité ne serait pas, sans lequel le sens ne serait pas ce qu'il est, c'est-à-dire différent de soi : en jeu. La jointure est la brisure. On pourrait dire du deuxième livre ce qui est dit de Yukeldans la deuxième partie du Retour au Uvre :

II fut la liane et la lierne dans le livre, avant d'en être chassé. [435]

Si rien n'a précédé la répétition, si aucun présent n'a surveillé k trace, si, d'une certaine manière, c'est le vide qui se remuse et se marque d'empreintes(1) , alors le temps de l'écriture ne suit plus k ligne des présents modifiés. L'avenir n'est-pas un présent futur, hier n'est pas un présent passé., l'au-delà de- k clôture du livre n'est ni à attendre ni à retrouver. Il,est là, mais au-delà, dans la répétition mais s'y dérobant. Il est là comme l'ombre du Evre, le tiers entre les deux mains tenant le Jivre/k différance dans le maintenant de l'écriture, l'écart entre le livré et le livre,, cette autre main...

Ouvrant la troisième partie du troisième Uvre des questions, ainsi s'entame le chant sur l'écart et l'accent :

" Demain est l'ombre et la réflexibilité de nos mains. "

Reb Dérissa

i. Jean Catesson, Journal non intime et points cardinaux, in Mesures, oct. 1937, N 4.

 

Bibliographie

Force et signification : Critique, 193-194, juin-juillet 1963.

Cogita et histoire de la folie : Conférence prononcée le 4 mars 1963 au Collège philosophique et publiée dans la Revue de métaphysique et de morale, 1964, 3 et 4.

Edmond Jabès et la question du livre : Critique, 201, janvier 1964.

Violence et métaphysique, essai sur la pensée d'Emmanuel Levinas : Revue de métaphysique et de morale, 1964, 3 et 4.

Genèse et structure et la phénoménologie : Conférence prononcée à Cerisy-la-Salle, en 1959. Publiée dans le recueil Genèse et structure dirigé par MM. de Gandilkc, Goldmann et Piaget, éd. Mouton, 1964.

La parait soufflet : Tel Quel 20 (hiver 1965).

Freud et la scène de l'écriture : Conférence prononcée à l'Institut de Psychanalyse, en mars 1966, publiée dans Tel Quel 26 (été 1966).

Le théâtre de la cruauté et la clôture de la représentation : Conférence prononcée à Parme, en avril 1966, au colloque Antonin Artaud (Festival international de théâtre universitaire), publiée dans Critique, 230, juillet 1966.

De l'économie restreinte à l'économie générale - Un hegelianisme sans réserve : L'Arc, mai 1967.

La structure, le signe et le jeu dans le discours des sciences humaines : Conférence prononcée au Colloque international de l'Université Johns Hopkins (Baltimore) sur Les langages critiques et les sciences de l'homme, le 21 octobre 1966.

Nous remercions MM. les Directeurs de revue qui ont bien voulu nous autoriser à reproduire ces textes.

Par la date de ces textes, nous voudrions marquer qu'à l'instant, pour les relier, de les relire, nous ne pouvons nous tenir à égale distance de chacun d'eux. Ce qui reste ici le déplacement d'une question forme certes un 'système. Par quelque couture interprétative, nous aurions su après coup le dessiner. Nous n'en avons rien laissé paraître que le pointillé,.y ménageant ou y abandonnant ces blancs sans lesquels aucun texte jamais ne se propose comme tel. Si texte veut dire tissu, tous ces essais en ont obstinément défini la couture comme faufilure. (Décembre 1966.)

 


 

 

Table

I. Force et signification............................ 9

IL Cogito et histoire de la folie....................... 51

III. Edmond Jabès et la question du livre.............. 99

IV. Violence et métaphysique. Essai sur la pensée d'Emmanuel Lœvinas.............. 117

V. Genèse et structure et la phénoménologie....... 229

VI. La parole soufflée............................... 253

VIL Freud et la scène de l'écriture..................... 293

VIII. Le théâtre de la cruauté et la clôture de la représentation.................. 341

IX. De l'économie restreinte à l'économie générale Un hegelianisme sans réserve....................... 369

X. La structure, le signe et le jeu dans le discours des sciences humaines............. 409

XI. Ellipse ........................................ 429

 

 

Du même auteur

AUX MÊMES ÉDITIONS

La Dissémination, coll. Tel Quel, 1972 et coll. Points Essais, 1993.

Signéponge, coll. Fiction & Cie, 1988.

CHEZ D'AUTRES ÉDITEURS

Introduction et traduction de L'Origine de la géométrie, de Husserl, PUF, 1962.

La Voix et le Phénomène, PUF, 1967, 1993. De la grammatologie, Minuit, 1967. Marges - de la philosophie. Minuit, 1972. Positions, Minuit, 1972.

L'Archéologie du frivole, introduction à l'Essai sur l'origine des , connaissances humaines, de Condillac, Galilée, 1973; repris à part chez Gonthier-Denoël, 1976.

Glas, Galilée, 1974; Gonthier-Denoël, 1981. Economimesis, in Mimesis, Aubier-Flammarion, 1975.

Où commence et comment finit un corps enseignant, in Politiques de la philosophie, Grasset, 1976.

Fors, préface à le Verbier de l'Homme aux loups, de N. Abraham et M. Torok, Aubier-Flammarion, 1976.

Scribble, préface à l'Essai sur les hiéroglyphes, de Warburton, Aubier-Flammarion, 1978.

Éperons. Les styles de Nietzsche, Flammarion, 1978. La Vérité en peinture, Flammarion, 1978.

La Carte postale. De Socrate à Freud et au-delà, Aubier-Flammarion, 1980.

Ocelle comme pas un, préface à L'Enfant au chien assis, de Jos Joliet, Galilée, 1980.

Sopra-vivere, Feltrinelli (Milan), 1982.

D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie, Galilée, 1983.

Otobiographies. L'enseignement de Nietzsche et la politique du nom propre, Galilée, 1984.

La Filosofia como instituciôn, Juan Granica (Barcelone), 1984.

Popularités. Du droit à la philosophie du droit, avant-propos à Les Sauvages dans la cité. Champ Vallon, 1985.

Lecture de Droit de regards, de M.-F. Plissart, Minuit, 1985. Préjugés - devant la loi, in La Faculté déjuger, Minuit, 1985. Schibboleth, Galilée, 1986. Parages, Galilée, 1986.

Forcener4e subjectile, préface aux Dessins et Portraits d'Antonin Artaud, Gallimard, 1986.

Feu la cendre, Des femmes, 1987. Ulysse gramophone, Galilée, 1987. Psyché. Inventions de l'autre, Galilée, 1987.

De l'esprit. Heidegger et la question, Galilée, 1987; Flammarion (Champs), 1990.

Mes chances, in Confrontation, 19, Aubier, 1988. Mémoires - pour Paul de Man, Galilée, 1988.

Some Statements and Truisms..., in The States of Theory, éd. D. Carroll, Columbia University Press, 1989.

Limited Inc., Galilée, 1990.

L'Archéologie du frivole, réédition, Galilée, 1990. Du droit à la philosophie, Galilée, 1990.

Le Problème de la genèse dans la philosophie de Husserl, PUF, 1990.

Mémoires d'aveugle. L'autoportrait et autres ruines, Louvre. Réunion des Musées nationaux, 1990.

Interprétations at war. Kant, le Juif, l'Allemand, phénoménologie et politique, Mélanges offerts à J. Taminiaux, Bruxelles, Ousia, 1990.

L'Autre Cap, Minuit, 1991.

Circonfession, in Jacques Derrida, Geoffrey Bennington et Jacques Derrida, Seuil, 1991.

Qu'est-ce que la poésie ? (éd. quadrilingue), Brinkmann & Bose, Berlin, 1991.

Donner le temps, Galilée, 1991.

Éperons, Flammarion, 1991.

La Fausse Monnaie, Galilée, 1991.

L'Autre Cap, Minuit, 1991.

Points de suspension - Entretiens, Galilée, 1992.

Passions, Galilée, 1993.

Sauf le nom, Galilée, 1993.

Khôra, Galilée, 1993.

La Voix et le Phénomène, PUF, 1993.

La Dissémination, PUF, 1993.

Spectres de Marx, Galilée, 1993.

Politique de l'amitié, Galilée, 1994.

 


Aerius, 2004


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